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Donner du sens à son travail ? |
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QuestionsQ1 : Pourquoi faut-il que je travaille ?Q2 : Un bien si ardu ?Q3 : Quel sens à notre travail ?Q4 : Confiance ou méfiance ?Q5 : Quelle compétence pour quel travail ?Q6 : Pardonner au travail ?Q7 : Travail et prière, quel lien ?Q8 : Mon travail , chemin vers Dieu ?
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Travail et prière quel lien ?En situant notre activité dans l’immédiateté et dans la succession, nous risquons de nous épuiser et de ne plus voir pourquoi nous le faisons. La devise des moines bénédictins « ORA et LABORA » s’applique à toute vie chrétienne : le travail doit être ordonné à la prière et non l’inverse. Pour alimenter notre vie intérieure quotidienne (prière continuelle), et ainsi rayonner dans nos lieux de vie de laïcs au cœur du monde, c’est chaque jour qu’il faut honorer ces priorités absolues de la prière ; suivant les spiritualités de chacun, un temps hebdomadaire ou mensuel de désert peut aussi nous ramener à la source de notre agir, comme aussi les jours de retraite annuelle. La prière permet d’acquérir une certaine aisance, une certaine grâce dans ce que nous avons à faire et d’être ouvert à tous ceux avec qui nous vivons : ce petit sacrifice, ce sourire devant la personne importune, cet effort pour donner la priorité au travail le moins agréable mais le plus urgent, cette persévérance dans l’accomplissement du devoir alors qu’il serait si facile de l’abandonner, cette volonté de ne pas remettre à demain ce que l’on doit terminer le jour même ; et tout cela pour faire plaisir à Dieu. Il s’agit d’être en relation avec Dieu toute la journée , afin d’assurer à toutes nos activités une pleine fécondité.
TémoignagesRécemment, j’ai fait un séminaire organisé par une grande business-school, dans une station balnéaire de la mer du Nord : le programme était très dense, du matin jusque dans la soirée. Il m’était impossible d’aller à la messe. Je n’avais que le temps de lire les lectures du jour, le matin, et le soir, harassé, de dire la prière de consécration à Marie et la prière à Saint Joseph. Le deuxième jour, j’étouffais physiquement, intellectuellement et spirituellement. J’ai pris mon déjeuner à toute vitesse et je suis parti sur la digue du bord de mer. J’ai d’abord crié « Seigneur, où es-tu, pourquoi m’abandonnes-tu ? », puis je me suis mis à louer devant les vagues grises de la mer du Nord qui déferlaient à mes pieds. Petit à petit, est monté de mon cœur un chant en langue : le Seigneur me faisait goûter sa présence, c’était merveilleux. Il me rejoignait dans l’aridité du monde des affaires. L’après-midi, après cinq heures de travail en groupe, un de mes collègues m’a dit : « tu es bien le seul à ne pas paraître harassé ! » Merci Seigneur !
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Textes à méditerExhortation apostolique Christifideles Laici §16
Pistes de décisions
Dialoguer
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