Lectures Robin
Au fil de nos lectures
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L’homme
d’aujourd’hui se soucie de plus en plus de sa santé
notamment à cause de la peur de mal vieillir ou d’attraper
les affreuses maladies de civilisation qui inondent la
société occidentale. Il s’en confie à son médecin, mais il
fait aussi davantage attention à ce qu’il mange. Il
recherche une qualité de l’aliment qui lui donnera la santé.
Les industriels se sont empressés de le rassurer mais on
peut se demander si cela va bien dans le sens de la
véritable santé corporelle, psychique et spirituelle de
l’être humain. Ce n’est pas si sûr.
A écouter les médias, l’on n’a pas grand
chose à craindre pour notre vie puisque nous avons une
médecine performante et un système alimentaire très
développé où chacun peut trouver matière à satisfaire son
appétit en suivant un régime à la carte et en modulant même
son alimentation en fonction de sa pathologie. A titre
d’exemple, regardons les enfants d’aujourd’hui. Au petit
déjeuner ils ont des céréales enrichies en vitamines et
oligo-éléments, avec un dosage équilibré en sucre, matières
grasses, glucides, lipides… Voilà donc, pour l’enfant, de
quoi être en pleine forme jusqu’à midi et avoir tout ce
qu’il lui faut pour favoriser sa croissance. On va juste lui
ajouter un bon jus de fruit lui aussi enrichi en vitamines.
Et de peur qu’il manque encore quelque chose on va encore
enrichir son lait de vitamines A, B, C,… On se demande alors
pourquoi nos enfants sont si souvent malades.
Alimentation à la carte
L’adulte
a droit aussi à son panel d’aliments adaptés à tout ce qu’il
croit avoir besoin. Ainsi, vous aurez des produits sans sel,
allégés en sucre ou sans sucre, enrichis d’huiles
essentielles et garantis en vitamines, des 0 % de matières
grasses, des huiles allégées… En principe, la ménagère a
donc de quoi être rassurée sur la bonne qualité des aliments
qui vont procurer la bonne santé de toute la famille. En
effet, elle peut trouver sur la majeure partie des produits
alimentaires tous les gages de qualité possibles : des
labels, des certificats d’origine contrôlée, des garanties
de fraîcheur et de vitalité, des garanties de santé «sans
cholestérol», «riche en fer et en magnésium»… Des produits
sont bons pour la mémoire, le stress, la beauté et l’énergie
de toute la journée. Enfin, le consommateur peut lire aussi
sur les emballages de ses courses alimentaires une avalanche
d’informations : minéraux, valeur énergétique, valeur
nutritionnelle, composition, teneur en vitamines, teneur en
graisses… Il pourra compléter tout cela avec les médias, où
les sujets sur la nutrition et la santé sortent à profusion.
C’est quelquefois contradictoire mais peu importe, on croit
ce qui se dit sur le moment, on suit la mode. Qui oserait
nous mentir ? On peut ainsi calculer ce que l’on doit manger
pour ne pas grossir, pour mieux dormir, pour améliorer son
rendement sportif ou pour préparer ses examens. On ne mange
plus avec son cœur mais avec sa tête. Un peu de 0 % + de
l’enrichi en fer + du faux sucre + de la poudre de ginseng =
je suis au «top», pour parler moderne.
Progression des maladies
Tout cela semble très beau mais y
a-t-il une vérité alimentaire dans le système dit
«sécurisant» de la distribution moderne ? Pourquoi
constate-t-on qu’il y a de plus en plus de maladies dues aux
carences alimentaires ? La progression des cancers, des
scléroses en plaques, des maladies psychiques, des maladies
neurologiques et génériques et des maladies
cardio-vasculaires entre autres, s’amplifie dangereusement.
Cela ne peut pas être le seul fait d’une fatalité, de la
pollution, ou du rythme de vie imposant (il s’allège avec
les 35 heures). N’est-ce pas plutôt la qualité de nos
aliments qui, sous des allures bienveillantes, est devenue
médiocre ?
Autre conséquence les drogues
Une
autre conséquence de ce que l’on appelle maintenant la «mal
bouffe» constitue en la consommation de plus en plus forte
d’excitants comme le tabac, l’alcool, le café ou le sucre.
Cela va même, lié à d’autres causes, jusqu’à la prise de
drogues douces puis dures. La raison en est simple. L’homme
mal nourri dans son corps est insatisfait. Il va alors
chercher ailleurs ce dont il n’a pas été comblé. Certains
cherchent des excitants capables de pallier à leurs
faiblesses, d’autres plus atteints par les drames de la vie,
surtout les jeunes en pleine croissance, se tournent vers
les drogues. Cela n’est pas sans lien aussi avec
l’appauvrissement des nourritures intellectuelles et
spirituelles depuis le triomphe de l’athéisme. On comprend
alors que les jeunes, en quête d’absolu mais aussi en état
de faiblesse corporelle et psychique, se délectent dans les
«raves» parties. Ils pensent trouver dans la «transe»
musique, le tabac, l’alcool, les drogues, le sexe, et un
semblant de liberté, ce dont ils manquent profondément.
L’homme d’aujourd’hui semble avoir perdu le sens profond de
la qualité nutritive de l’aliment qui n’est pas seulement
une chose qu’on avale et qui va nourrir nos cellules. Cet
aliment a son origine en ce Dieu d’Amour qui l’a fait pour
notre bien. Voilà une traçabilité que l’on ne trouve pas sur
les étiquettes de nos produits alimentaires. Sainte
Hildegarde, une moniale du 12e siècle, nous enseigne que la
qualité principale d’un aliment réside en sa viridité, une
énergie vitale créée par Dieu qui se manifeste dans la
verdeur des plantes. Or, cette énergie se trouve altérée si
l’on ne respecte pas le fonctionnement de la nature, tel que
Dieu l’a défini. Il y a donc, et cela prend heureusement de
l’ampleur, la nécessité de retrouver une qualité naturelle
de l’aliment sans la chimie de l’homme. Mais elle n’est pas
la seule. L’industrie agro-alimentaire n’y va pas par quatre
chemins pour transformer et appauvrir les aliments. On peut
craindre en effet que le raffinage systématique pain blanc,
sucre blanc, riz blanc…, les colorants, les chaînes de froid
et le rajout de produits de synthèse rendent nos aliments
défectueux sur le plan nutritif. Il nous faudra certainement
revenir à plus de simplicité. Heureuse la famille dont la
ménagère achète des produits frais au maraîcher soucieux de
sa terre ou au commerçant consciencieux de l’origine de ses
produits : elle s’en trouvera sûrement très bien
physiquement, psychologiquement et spirituellement.
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Rubrique animée par Joël Robin,
responsable de Terre & Foi
 
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Dossier nourriture
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