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Les
vacances terminées, ceux qui accueillent des vacanciers font
le point sur la saison. Parmi les réflexions entendues
certaines concernent les fruits du jardin : Que vos légumes
sont bons, que vos fruits sont succulents, et parfumés,… »
Oui ! tout cela vient de notre jardin
De plus en plus de personnes sont conscientes que la santé
est conditionnée en grande partie par une alimentation
saine.
Vous allez au supermarché et vous y trouvez des fruits et
des légumes très beaux, sans défauts apparents, mais qui
n’ont plus de goût. C’est le résultat, en partie du
productivisme poussé par la grande distribution qui voudrait
des produits toujours moins chers. Le consommateur lui, pour
le prix qu’il paie, veut de la qualité… normal !
Le producteur, surtout le petit, vend souvent au dessous de
son prix de revient, coincé par la grande distribution, ou
l’usine de transformation qui lui impose leurs prix. Il faut
ajouter à cela les contraintes environnementales imposées
par l’Europe et l’influence de certains écologistes poussant
le gouvernement à prendre des mesures qui n’ont plus rien à
voir avec la qualité des produits.
En plus, il y a un vent de délocalisation de la production
porcine, avicole et légumière, vers des pays où les
contraintes sanitaires et environnementales n’existent pas,
avec une main d’œuvre à bon marché, à l’exemple des produits
manufacturés «made in china, ou des pays de l’est».
La grande distribution est déjà installée dans ces pays, il
lui suffira d’acheter à très bas prix et à nous les envoyer
par camions. Les productions peuvent se mettre en place
rapidement : il y a de la main d’œuvre et des surfaces à
cultiver. Je vois plusieurs risques qui nous attendent :
• La perte de notre agriculture qui ne pourra être
compétitive et la perte d’un savoir faire avec pour
conséquence la désertification des campagnes.
• La perte de notre indépendance alimentaire.
• La méconnaissance totale de la qualité de ce que l’on
mangera. La plante est le reflet de la terre qui la porte,
donc saine dans des terrains sains, polluée dans des terres
polluées. Quel consommateur ira contrôler l’origine des
produits : à l’ombre d’une centrale nucléaire ou d’une usine
de produits chimiques, sur des terres polluées par des
pesticides, insecticides, etc… comme dans les pays de l’Est
(vu à la télé).
Que peut-on faire ?
Changer nos mentalités : La santé est un
capital à protéger, surtout chez les enfants et cela a un
coût. Pour manger sainement, il faut essayer de
s’approvisionner au plus près des lieux de production. Par
vos achats au marché fermier du coin vous aiderez aussi les
petits producteurs à vivre.
En France il y a énormément de maisons individuelles avec un
jardin plus ou moins grand. Les gens passent du temps à leur
entretien. Les espaces publiques se décorent de plus en plus
avec des légumes de toutes formes et de toutes couleurs.
Une idée, utopique peut-être, me vient. Si la moitié de tous
les jardins étaient plantés en légumes, avec art comme les
fleurs, tomates rouges, jaunes de toutes les formes, des
salades de toutes les couleurs etc… Il suffit d’avoir un
catalogue de graines potagères pour découvrir la diversité
des variétés qui existent et la documentation pour les
cultiver. Vous récolterez des produits qui auront du goût et
qui seront sains, car c’est vous qui aurez le choix des
engrais et des traitements plus ou moins biologiques.
Comment trouver du temps pour le jardin ?
Il est possible d’intégrer ce choix dans l’organisation de
sa vie au même titre que les loisirs.
J’y vois plusieurs avantages en complément d’une
alimentation plus saine :
• être moins dépendant de la société de consommation et de
ses mirages
• être moins dépendant des augmentations de prix inattendus
• En cas de perte d’emploi, le jardin potager est un atout
non négligeable pour la table familiale
• Si vous avez des enfants ce sera pour eux et pour vous
l’occasion de découvrir les lois de la nature, les sciences
de la terre et de la vie. Vos enfants, tout jeunes pourront
commencer à vous aider en plantant quelques salades… et ils
découvriront que la salade ne pousse pas dans des barquettes
sous plastique. Vous découvrirez aussi des oiseaux alléchés
par toutes ces bonnes choses, qui viendront en chantant,
vous aider à la cueillette. A vous de défendre votre bien !
• Un autre avantage, et l’on pourrait allonger la liste,
c’est la redécouverte de la cuisine qui d’une pratique
banale et coutumière, est devenue un art aussi bien pratiqué
par la femme que par l’homme. Mais attention, il faut être
un peu gourmand !
Finalement ce pourrait être un nouvel art de vivre !
Excusez-moi, j’ai dû rêver !
Si vous me croyez… bon jardinage et beaucoup de plaisir. Michel Charron
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Rubrique animée par Joël Robin,
responsable de Terre & Foi
 
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Dossier nourriture
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