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Développement de l’homme et écologie |
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Au fil de nos lectures
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Par Monseigneur René Coste
On a d’abord pensé exclusivement à l’écologie de la nature, sans y inclure directement l’espèce humaine. Il est vrai qu’elle est en toute hypothèse fondamentale, car sans sa préservation, c’est l’humanité elle-même qui se trouve en risque de non-survie. Comme l’a dit Jean-Marie Pelt «tuer la forêt, tuer l’Amazonie, c’est aussi tuer l’humanité». L’évolution qui était souhaitable était toutefois de prendre en compte directement l’humanité elle-même dans son environnement terrestre. Il fallait, comme l’a demandé Jean-Paul II, dans son encyclique Centesimus annus (1991), proposer à la fois la promotion de l’écologie humaine et de l’écologie sociale (n° 38), sur le fondement de l’écologie de la nature et même comme sa perspective axiale. Comme l’a noté un spécialiste des relations internationales (D. Colard), «la valeur des valeurs, la valeur suprême qui prime toutes les autres, n’est-elle pas, en dernier lieu le respect sacré de l’éminente dignité de tout être humain ?». Sa reconnaissance pratique appelle celle de la promotion de la solidarité entre tous les êtres humains et celle de l’harmonie avec la nature, que la civilisation scientifico-technique doit à tout prix retrouver, après des décennies d’agressivité et de saccage. Ainsi que le demandait Paul VI, dans son encyclique Populorum progressio (1967), on doit préconiser à la fois le développement intégral de l’homme et le développement solidaire de l’humanité. Il est essentiel de comprendre que l’un ne va pas sans l’autre. (Pour une réflexion approfondie, nous renvoyons nos lecteurs à l’un de nos livres : Dieu et l’écologie. Environnement, théologie, spiritualité, Paris, éditions de l’Atelier).
Extrait de Terre et Foi Numéro 46 p6
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A propos de l’embryon humainLe cardinal Barbarin rappelle avec force que l’embryon humain n’est pas une chose, et qu’il ne peut pas y avoir d’exception au respect qui lui est dû. Il ajoute : l’Eglise catholique ne veut en aucune façon être une entrave à la recherche, elle fait confiance à la capacité de la science de progresser sans blesser la dignité humaine.
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