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LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE :
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* Michel de Galbert est agronome, ingénieur forestier (ENGREF) et diplômé de stratégie d’entreprise (CPA). Il a occupé 7 postes forestiers très variés, en France et au Cameroun. Directeur du Centre Régional de la Propriété forestière Rhône-Alpes
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Le réchauffement climatique est une menace gravissime pour notre environnement et pour toute l’humanité. Nous devons en avoir pleine conscience et lutter à tous les niveaux contre les causes de ce phénomène I Un recours excessif aux énergies fossiles et à la déforestation
Parallèlement, la déforestation tropicale avance au rythme de 0,2%par an, (l’équivalent de la surface forestière française tous les ans), soit 20% en 100 ans. Or la déforestation renvoie dans l’atmosphère leur important stock de carbone. Autre conséquence désastreuse de la déforestation : la perte de biodiversité. Les forêts tropicales recèlent en effet la très grande majorité de la biodiversité dans le monde. Un biologiste actuellement vivant a découvert et nommé 24 espèces de grenouilles différentes au Cameroun ! Or on estime que dans 100 ans 55% des espèces vivantes auront disparu. La déforestation atteint également à l’environnement des peuples premiers et à leur survie. Le graphique joint illustre le bilan du C02 à l’échelle planétaire. En ce qui concerne les températures, nous constatons une augmentation de 0,7°C depuis 100 ans , mais nous risquons d’atteindre +1,1 à +6,4° C en 2100 (GIEC Février 2007), avec la fourchette la plus vraisemblable de +1,8°Cà +4°C. Les conséquences en sont difficilement calculables, mais peuvent être résumées brièvement :
Les peuples les plus menacés, ceux qui vivent sous des latitudes tropicales ou arctiques, demandent déjà que soient prises des mesures de compensation et de sauvegarde. On le voit, le réchauffement climatique s’impose comme un élément géopolitique incontournable pour l’action internationale, pour chaque peuple, et pour tous les citoyens de la planète, dont la solidarité se trouve nécessairement renforcée dans la lutte contre la menace commune. II Les limites d’une croissance incontrôléeLes limites de la croissance mondiale Pour la première fois, nous prenons conscience de façon très concrète que la planète a une dimension finie, qu’elle n’est pas extensible, et que le modèle de développement « phare » occidental incluant le recours aux énergies fossiles et basé sur une consommation toujours plus importante a trouvé sa limite. On sait que si tous les hommes avaient le mode de vie américain, il faudrait 6 planètes Terre pour les héberger. Nous expérimentons physiquement que le bien commun planétaire n’est pas la juxtaposition d’intérêts particuliers ou nationaux autocentrés L’usage des énergies fossiles au-delà de certaines limites représente une pollution de l’atmosphère par certaines nations, l’atmosphère étant un bien commun, comme l’eau des mers. Les conséquences de ce réchauffement et le génocide attendu des espèces constituent d’une atteinte à la Création, un vol fait aux générations futures, un dommage supplémentaire aux peuples pauvres, eux-mêmes mal outillés pour résister à l’usage des énergies fossiles. Si l’homme a été institué au sommet de la nature, pour la nommer, la dominer, en être co-créateur, il doit avant tout la respecter pour l’épanouissement de son être propre. En effet, (compendium 452), la relation de l’homme à la nature est constitutive de son identité. L’admiration quasi contemplative du lis des champs à laquelle nous incite Jésus en est une des facettes. III Lutter contre les causes de l’effet de serre et pour l’environnement
La construction en bois ou comportant beaucoup de bois, matériau renouvelable, permet de ne pas utiliser des matériaux voraces en énergie fossile, et de stocker du carbone.
Protéger les forêts contre l’incendie et lutter contre la déforestation tropicale au plan international. Ceci ne pourra se faire que par la mise en place d’une lutte efficace contre la pauvreté, incluant le développement d’une agriculture stable, respectueuse de l’environnement, visant en priorité à l’autosuffisance alimentaire des populations. Nous devons chez nous arrêter l’assistanat de l’agriculture européenne, qui n’est pas une fatalité (cf. l’agriculture néo-zélandaise) mais qui contribue à inonder le tiers-monde de produits alimentaires et à détruire le marché vivrier local. Toutefois le nécessaire respect de la nature ne doit pas nous amener à exclure l’homme et ses activités de la nature, dans une démarche de divinisation où au mieux l’homme ne serait qu’un être vivant parmi tant d’autres.
Lyon, le 15 Janvier 2007 Michel de Galbert
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Rubrique animée par Joël Robin, Livre de l'auteurAutres articles
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