Présence & Témoignage

un temps pour tout

     Mgr Robert Le Gall

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         « Il y a un moment pour tout et un temps pour toute chose dans le ciel. Un temps pour enfanter, et un temps pour mourir ; un temps pour planter, et un temps pour arracher le plant ; etc. » Nous connaissons ce passage du livre de l’Ecclésiaste (3, 1‑2). Il peut servir d’exergue à la réflexion qui m’est demandée en cette journée du Forum Chrétien de la Vie active et Culturelle organisée par l’Emmanuel et consacrée cette année au thème Rythme de vie, unité de vie. Le sujet que je dois présenter est « Le temps dans le plan de Dieu ».

 

 

       1. Le temps révélé

 

         La Bible s’ouvre sur les rythmes du temps. « Il y eut un soir et il y eut un matin : premier jour » (Gn 1, 5) et ainsi de suite jusqu’au sixième jour inclus. Ainsi est‑il clair que la création nous invite à vivre au jour le jour, en commençant par le soir, ce que nos frères juifs continuent de faire. Le repos ou l’apaisement du soir commence les journées, ce qui a de quoi nous étonner, mais se trouve confirmé par les psaumes. En témoigne dès le début du psautier le Psaume 3 : « Et moi, je me couche et m’endors, je m’éveille : le Seigneur est mon soutien » ; la séquence est bien celle du repos puis de l’éveil : on ne s’éveille bien que si l’on est reposé. Le psaume suivant, qui revient aux Complies, donne bien la même consigne : « Ne péchez plus, parlez en votre cœur, sur votre couche faites silence. En paix, tout aussitôt, je me couche et je dors : c’est toi, Seigneur, qui m’établis à part, en sûreté » (Ps 4, 5.9). à l’autre bout du Psautier, à l’avant‑dernier psaume, on retrouve les saints allongés :

« Le Seigneur se complaît en son peuple,
de salut il pare les humbles ;
les saints exultent dans la gloire,
ils se réjouissent sur leur couche »
(
Ps 149, 4‑5).

         L’écriture cautionne le proverbe « Pour vivre heureux, vivons couchés », ce qui est plus sérieux qu’on peut le penser au premier abord. La journée révélée part du soir et du repos ; elle se poursuit par l’éveil et l’activité, mais pour revenir au repos. Pour une gestion de notre temps selon les saintes Lettres, il convient toujours de privilégier la paix comme fondement ou source ; autrement, l’activisme et le stress nous guetteront. La paix avec Dieu et en Dieu, comme le suggère aussi le troisième chapitre, quand il révèle la joie de Dieu à venir, le soir, retrouver le premier couple humain, qu’il appelle à son amitié ; il vient se promener dans le jardin et se réjouit de rencontrer Adam et ève « à la brise du jour », ce que beaucoup de traductions rendent par « la brise du soir », ou bien « à la douceur du jour » (3, 8), ce qui veut dire en soirée : nous sommes de la sorte ramenés au calme et au repos de Dieu.

Dans le livre du Siracide, la Sagesse personnifiée s’exprime ainsi : « Dans les flots de la mer, sur toute la terre, chez tous les peuples et toutes les nations, j’ai régné. Parmi eux tous, j’ai cherché le repos » (24, 6‑7). Ce texte a inspiré, d’après la traduction de la Vulgate, la devise d’une abbesse : In omnibus requiem quæsivi (« En toutes choses, j’ai cherché le repos »), ce qui demande une vraie vertu, c’est‑à‑dire une force qui suscite le vrai dynamisme (dunamis en grec est l’équivalent de « vertu »). Cette abbesse avait compris l’ordre révélé du temps, qui part du repos pour revenir au repos.

De fait, la première page de la Bible fait aboutir les six jours de la création au repos divin : « Dieu conclut au septième jour l’ouvrage qu’il avait fait, et, au septième jour, il chôma, après tout l’ouvrage qu’il avait fait » (Gn 2, 2). Comme la journée part du repos et retourne au repos, la semaine aboutit au sabbat, qui est d’abord le repos de Dieu : il nous invite à l’y rejoindre, ce qui est le sens du sabbat où la Loi demande que l’on chôme et que l’on prenne du recul par rapport à ses activités. Le Décalogue prescrit en effet : « Tu te souviendras du jour du sabbat pour le sanctifier. Pendant six jours, tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage, mais le septième jour est un sabbat pour le Seigneur ton Dieu. Tu ne feras aucun ouvrage, toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni tes bêtes, ni l’étranger qui est dans tes portes. Car en six jours le Seigneur a fait le ciel et la terre, la mer et tout ce qu’ils contiennent, mais il s’est reposé le septième jour, c’est pourquoi le Seigneur a béni le jour du sabbat et l’a consacré » (Ex 20, 8‑11).

Le judaïsme de type pharisaïque a codifié de manière tatillonne et mesquine la Loi divine jusqu’aux aberrations que Jésus a stigmatisées. On se rappelle que ce sont ces infractions à cette loi du repos sabbatique qui ont été à l’origine de l’opposition et de la haine des Pharisiens à son égard. Le sens authentique de la Loi a été perverti : il s’agissait de fonder et de finaliser toute activité dans le repos de Dieu : l’agir selon Dieu part de la paix en lui pour lui revenir.

C’est la leçon du Psaume invitatoire, que la Liturgie des Heures place au début de la louange de chaque jour : le 94e en effet se termine par le reproche que fait Dieu à ceux qui ont le cœur égaré et qui ne connaissent pas ses chemins : « Jamais ils n’entreront dans mon repos », ce que commente comme suit l’auteur de la Lettre aux Hébreux : « Un repos, celui du septième jour, est réservé au peuple de Dieu. Celui qui est entré dans son repos lui aussi se repose de ses œuvres, comme Dieu des siennes. Efforçons‑nous donc d’entrer dans ce repos, afin que nul ne succombe en imitant cet exemple de désobéissance » (4, 9‑11).

Pour les chrétiens, le samedi est le jour du repos du Christ en son tombeau après sa Passion et sa mort sur la Croix le Vendredi saint : jour d’attente, de veille et d’espérance ; il débouche sur le « troisième jour », comme il l’avait annoncé, celui de sa Résurrection ; troisième jour qui devient le premier jour et aussi le huitième, l’octave. La semaine n’est pas un rythme humain naturel, comme la journée ou l’année, où la terre tourne sur elle‑même ou autour du soleil : elle est liée à la Révélation judéo‑chrétienne. Tandis que le sabbat est le jour où les Juifs rejoignent le repos de Dieu, le dimanche, jour du Seigneur, est à la fois le début et la fin de la semaine, premier, troisième et huitième jour ; jour où toute notre activité de la semaine prend sa source et où elle aboutit : l’Eucharistie est vraiment « source et sommet de la vie et de la mission de l’église », selon le thème qui a nous a réunis à Rome autour du pape Benoît XVI pour le Synode des évêques.

 

2. Le temps sanctifié

 

Le premier chapitre de la Genèse est une révélation du mystère du temps au niveau de la journée et de la semaine. Il relève de la tradition sacerdotale : il ouvre les écritures sur des perspectives liturgiques en lien avec la création, ce qu’il nous convient de garder avec nos frères juifs.

L’année liturgique chrétienne est centrée sur le Mystère pascal, sur la Résurrection de Jésus au terme des trois jours où s’est accomplie l’œuvre de notre Rédemption : la Pâque est liée à la pleine lune du printemps, où la nature reprend vie. Le cycle de Pâques est fait des quarante jours de préparation que constitue le Carême et des cinquante jours du temps pascal, qui ne font qu’un seul jour de fête. Au moment du solstice d’hiver, l’église célèbre la Nativité du Seigneur le 25 décembre, en la préparant par le temps de l’Avent, et en la poursuivant par les fêtes de l’épiphanie et du Baptême du Seigneur. Ces deux cycles de Noël et de Pâques forment ce qu’on appelle le « temporal », pendant que le « sanctoral » est marqué, tout au cours de l’année, par les fêtes des saints.

De la sorte, nos existences chrétiennes sont marquées liturgiquement de trois temps qui s’imbriquent :

·         Celui du jour, centré sur l’Eucharistie quotidienne, et jalonné par les Heures dites canoniales, celles de la Liturgie des Heures : les Laudes le matin, l’office du milieu du jour, celui des Vêpres et finalement celui des Complies (s’y ajoute l’office des Lectures la nuit ou au cours de la journée). Quand nous étions invités – à une vingtaine de cardinaux et évêques, français pour la plupart ‑ à New York dans la Yeshiva de Columbia University  le 27 mars 2006 pour des rencontres exceptionnelles avec des Juifs orthodoxes, le thème d’échanges de la matinée portait sur les trois temps de prière chaque jour ; il s’agissait de voir si cette coutume était liée aux patriarches ou aux heures des sacrifices dans le Temple de Jérusalem[1].

·         Celui de la semaine, qui part du dimanche pour revenir au dimanche, centré sur l’Eucharistie dominicale, pour que soit sanctifié le Jour du Seigneur. Il faut lire à ce sujet la Lettre apostolique du pape Jean‑Paul II Dies Domini, dont il semble que le cardinal Joseph Ratzinger ait été le principal inspirateur[2]. Le dimanche est en quelque sorte la Pâque hebdomadaire.

·         Celui de l’année dont le temporal est centré sur Pâques : il déroule au long des mois les mystères du Seigneur, que les fêtes des saints nous invitent à rejoindre d’une autre façon. L’Année liturgique de Dom Guéranger, avec ses nombreux tomes, a été au XIXe siècle une initiation remarquable à ce cycle annuel ; la petite Thérèse Martin en a profité comme tant de ses contemporains.

 

Par ces trois rythmes concentriques, notre vie chrétienne se trouve unifiée. Ils appartiennent à tout chrétien et non pas seulement aux ministres ordonnés ou aux consacrés. Ceux‑ci ont à les vivre en totalité, à l’heure l’heure, au jour le jour, etc., mais chacun des fidèles peut aussi se laisser marquer par cette triple régulation. Un mensuel comme Magnificat, par exemple, donne non seulement les textes de la messe de chaque jour, mais propose des éléments de la Liturgie des heures : ainsi pouvons‑nous tous être régulés par la grande prière de l’église autour du sacrifice eucharistique, ce qui est le meilleur moyen de vivre pleinement toutes nos autres obligations. Le Seigneur Jésus nous en a assuré : « Cherchez le Royaume de Dieu et sa justice ; tout le reste vous sera donné par surcroît » (Mt 6, 33). Notre foi et notre expérience peuvent témoigner de la vérité de cette parole d’évangile : je l’ai vécu comme Père Abbé bénédictin pendant dix‑huit ans ; je continue maintenant à l’éprouver jour après jour comme évêque.

« Sanctifier la journée et toute l’activité humaine est l’un des buts de la Liturgie des heures ; aussi le déroulement de celle‑ci a‑t‑il été restauré de façon à rendre aux heures, autant que possible, la vérité du temps et à tenir compte également des conditions de la vie actuelle. La Liturgie des heures étend aux différents moments de la journée la louange et l’action de grâce, de même que la commémoration des mystères du salut, la supplication, l’avant‑goût de la gloire céleste qui sont contenus dans le mystère eucharistique, « centre et sommet de toute la vie de la communauté chrétienne ». »[3]

 

 

3. Donner, gagner du temps ; le racheter

 

Donner du temps à Dieu, gratuitement, dans la prière liturgique et dans l’oraison, comme aussi dans la lectio divina est la condition d’une vie chrétienne profonde, équilibrée, féconde. Donner du temps à Dieu, ce n’est sûrement pas le perdre : l’expérience montre que dans la mesure où on lui donne généreusement la priorité, cela fait gagner du temps. Exposer sa vie à Dieu nous donne le recul nécessaire pour bien discerner ce qui est important de ce qui ne l’est pas ou de ce qui l’est moins.

Devant Dieu, sous l’influence de son Esprit, nous pouvons aussi « racheter le temps », comme l’écrit l’Apôtre Paul aux éphésiens : « Prenez bien garde à votre conduite ; qu’elle soit celle non d’insensés mais de sages, qui rachètent le temps ; car nos temps sont mauvais ; ne vous montrez donc pas inconsidérés, mais sachez voir quelle est la volonté du Seigneur » (5, 15‑17).

Pour cela, il importe de prendre et de garder des habitudes, afin que soient sauvegardés les temps donnés à Dieu. Il convient d’être pratique, pour trouver et garder les lieux et les moments des rythmes de prière nécessaires à notre pleine vie dans le Christ et dans son Esprit pour aller vers le Père.

C’est chaque jour qu’il faut honorer ces priorités absolues de la prière, pour un équilibre quotidien ; suivant les spiritualités de chacun un temps hebdomadaire ou mensuel de désert peut aussi nous ramener à la source de notre agir, comme aussi les jours de retraite annuelle. Doivent en même temps trouver leur place les moments de détente propres à chacun, avec de la marche, de la natation, ou tout autre forme de sport ; des espaces pour l’amitié et la découverte, pour la musique, etc.

 

 

4. Vivre le moment présent

 

Si nous sommes fidèles aux rendez‑vous avec le Seigneur, comme l’étaient les Hébreux au désert dans la Tente de la Rencontre, nous rayonnerons de sa présence dans le présent, dans le moment présent, celui où nous coïncidons avec son éternité, permanence et plénitude d’être et de vie. Nous avons tendance à revenir sur le passé et à anticiper l’avenir ; or nous n’avons de prise réelle ni sur l’un ni sur l’autre. Cela ne veut pas dire que nous ne devons pas tenir compte de l’histoire, qui comporte les trois dimensions du passé, du présent et de l’avenir : l’Histoire du salut, très soulignée dans les enseignements de Vatican II nous engage dans cette trame. Il est donc normal, surtout pour ceux et celles qui ont des responsabilités, de préparer l’avenir dans le présent en fonction de l’avenir, car « gouverner, c’est prévoir » ; mais il n’en faut pas moins vivre avec Dieu et en Dieu le moment présent, le seul où nous pouvons être pleinement à lui.

Le présent est ce nunc fluens qui passe inexorablement ; il pourrait être compris comme le symbole de l’instabilité foncière de notre être, de l’impermanence comme disent les Bouddhistes ; en fait, il est la façon dont nous communions, avec fluidité, à cette « possession parfaite, pleine et entière, d’une vie sans fin » qui définit, d’après Boèce, l’éternité de Dieu : Interminabilis vitæ tota simul et perfecta possessio. Il convient d’apprendre à lier nos actes nécessairement successifs à cette totalité, à cette plénitude d’être et de vie, à laquelle Dieu nous appelle et qui est son mystère.

Saint Augustin a consacré tout le Livre XI de ses Confessions à une longue réflexion sur le temps et la durée. Il écrit dans l’épilogue de ce Livre : « Meilleure est ta miséricorde que nos propres vies. Alors que ma vie n’est que « distension », voici que ta dextre m’a recueilli, en mon Seigneur, le Fils de l’Homme, Médiateur entre toi – Un ‑, et nous – Multiple éclaté parmi et à travers le Multiple ‑, pour que, par lui,  je saisisse celui en qui j’ai été saisi, et que, renonçant au vieil homme, je me rassemble, Un ; ainsi, oubliant le passé, tourné non pas vers un futur transitoire, mais vers ce qui est en avant, non pas distendu, mais tendu (cf. Phil 3, 12‑14), non pas dans la distension, mais dans la tension intérieure,  je m’achemine vers cette palme qui m’appelle là‑haut, pour y entendre le chant de louange et contempler les délices de ta maison, sans rien qui advienne, sans rien qui trépasse.

« Mais aujourd’hui, mes années se consument dans les gémissements ; tandis que toi, ma Consolation, Seigneur, mon Père, tu es éternel, moi je me suis éparpillé dans des temps, dont j’ignore l’ordonnance ; de tumultueuses vicissitudes déchirent en lambeaux mes pensées, intimes entrailles de mon âme, jusqu’à tant que je m’écoule en toi, purifié et affiné au feu de ton amour. »[4]

Cette dépendance aimante et aimée vis‑à‑vis de Dieu dans le présent est universellement présentée par les maîtres spirituels comme une des lois les plus profondes et pratiques de la vie intérieure : la coïncidence dans l’instant avec la permanence du Dieu vivant. C’est une des applications de la pratique de l’abandon actif à la volonté de Dieu, qui culmine dans la parole psalmique reprise par Jésus sur la Croix : « Père, entre tes mains je remets mon esprit » (Lc 23, 46 ; cf. Ps 32, 6), et priée par l’église chaque soir aux Complies.

  

Conclusion

 

Monos en grec – racine d’où vient « moine » ‑ signifie « seul », moins dans le sens d’isolement que d’unicité. Le moine, sauf le cas des ermites et encore, n’est pas un solitaire, puisqu’il vit en communauté ; on peut dire surtout qu’il cherche à unifier sa vie autour de Dieu. « Est‑ce que véritablement il cherche Dieu ? » : c’est la question de fond que saint Benoît invite à poser à celui qui se présente au monastère[5].

Toute la vie chrétienne est orientée vers une prière continuelle, qui est adhésion à Dieu dans l’amour et la conformation à sa volonté, selon le secret livré par Jésus : « Celui qui m’a envoyé est avec moi ; il ne m’a pas laissé seul – au sens d’isolé ou d’abandonné, malgré le Lema sabacthani de la Croix ‑, parce que je fais toujours ce qui lui plaît » (Jn 8, 29).

Cette prière de fond ne sera permanente jusque dans l’action et la diversité de nos engagements si elle n’est pas régulièrement nourrie, par des actes précis du temps et de l’espace, dans la vie sacramentelle, la prière des heures, l’oraison et la lectio divina. On pourrait comparer notre vie intérieure à une rivière souterraine qui affleure de lieu en lieu : la prière a besoin de temps précis et réguliers, où elle peut s’exprimer et s’alimenter ; de la sorte, la communion à Dieu avec le Christ et dans l’Esprit sera authentifiée. Comme saint Ignace d’Antioche, nous percevrons le chant de notre source intime, une voix qui murmure au‑dedans de nous cette invitation : « Viens vers le Père ! »[6]

 

 

 

+ fr. Robert Le Gall
 
évêque de Mende

 

le samedi saint, 15 avril 2006

 


 

[1] Cf. La Croix du vendredi 31 mars 2006, p. 18‑19.

[2] Voir mon article « Le dimanche, défi pastoral » dans Notitiæ revue de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements, n. 465‑466, mai‑juin 2005, p. 235‑255.

[3] Présentation générale de la Liturgie des heures, n. 11, 12.

[4] Paris, NRF, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 1998, p. 1055.

[5] Règle, ch. 58, 7.

[6] Lettre aux Romains, 7, 2 ; Paris, Cerf, coll. « Sources chrétiennes », n. 10, 1944, p. 105.

 

Bibliographie

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