L’argent ? Parlons-en !!!

par Laurent Mortreuil

 

Back
Home
Next

 L’argent, ça va ça vient, mais quand ça vient … ça va !!!

 

Avertissement

 

C’est un sujet généralement considéré comme délicat. En Carême, nous pouvons  placer cette réflexion dans le cadre des 3 « P » : prière, pénitence, partage. Je ne suis pas mieux placé qu’un autre pour parler d’argent, je n’ai jamais connu personnellement la misère, ni même la gêne. Surtout, certaines manières de présenter seront là pour provoquer la réflexion et ouvrir à des questions, chacun exerçant sa liberté pour y répondre…

 

Y’a pas que l’argent dans la vie … il y a aussi les fourrures et les bijoux (Marilyn)

 

Money money money, must be funny in the rich man’s world … (ABBA)

 

Enfin, ne pouvons-nous pas nous poser des questions sur une société (la nôtre = celle que nous participons à construire) où le thème majeur serait ce nouveau ‘dieu’ : le Pouvoir d’achat …

 

1)      La mauvaise conscience et l’argent

a.       Les cathos et l’argent

                                                              i.      Entrave à l’essor du capitalisme

Les cathos auraient « un problème avec l’argent » et cela date de l’époque où l’Eglise interdisait les prêts à intérêt (« D’ailleurs, c’est bien connu, l’Eglise se méfie toujours de tout ce qui est bon, et passe son temps à ériger des interdits... »). En fait il faut bien définir ce qui était interdit et dans quel cadre : celui d’une économie rurale dépendante des aléas du climat où le prêt était d’utiliser un moyen d’échange pour soumettre en esclavage. (Exemple de Pablo et des réseaux de trafiquants du Bronx). Cf aujourd’hui le scandale banalisé du prêt à la consommation. En revanche St Thomas – il est légitime de charger un intérêt pour compenser une prise de risque -, et distinction entre prêt et capital (participation à l’entreprise : partage des risques et des bénéfices). L’argent est vu comme simple moyen d’échange (ça dégonfle la baudruche). Notons au passage que le développement plus rapide de l’industrie dans les pays soit disant libérés de l’emprise catholique – et des fortunes associées – s’est fait sur des injustices (travail/esclavage des enfants, les mines etc …). En parallèle, il y a eu une industrie « catholique » sur les 3 fondements suivant :

-         Honnêteté / Loyauté,

-         Industrie (bonne économie du temps : anti-oisiveté),

-         Frugalité / Tempérance.

Il a fallu du temps pour que cette honnêteté pousse à la recherche (jamais définitive), par exemple, du juste salaire. La question, en fait, est celle du profit qui peut être soit résultat légitime d’un travail de qualité, soit envisagé comme un but en soi (et donc une idole). Ce qui explique la distance des chrétiens d’avec le libéralisme absolu c’est le sens de la DESTINATION UNIVERSELLE DES BIENS, l’objet c’est le bien commun (à ne pas confondre avec l’intérêt général d’où les petits et les minorités peuvent facilement être exclus, e.g. eugénisme).

                                                            ii.      Corruption/simonie

La réalité historique de quelques clercs corrompus a pu pousser certains au scandale. C’est une réalité qui, en France, n’est sans doute plus vraiment d’actualité.

                                                          iii.      L’Eglise des bourgeois

Cette image a la peau dure, alors que l’Eglise a toujours été championne de l’innovation caritative (cf. les rendez-vous annuels de la Guilde Européenne du Raid où l’essentiel des ONG sont d’inspiration chrétienne). C’est au contraire, la classe moyenne, ses media, sa culture, son matérialisme que l’Eglise a « perdue ». Clairement, les très riches (rois du pétrole, du cinéma, de la finance, de la mafia russe etc …) vont rarement à la Messe le dimanche. Il y a quelques fois des exceptions (certaines zones d’Amérique latine) mais où l’Eglise est aussi très proche des très pauvres.

 

b.      L’argent et ses problèmes

 

Les familles heureuses sont les familles sans héritage.

 

Dans nos pays riches à fort taux de chômage et long temps de retraite, on peut se demander si on n’aimerait croire que l’argent (une allocation) puisse fonctionner comme lien social  (plutôt que le travail…).

 

Historiquement, le bourgeois veut être son maître, l’argent est le moyen d’acquérir une position d’autonomie et d’assurer sa sécurité (en anglais, les valeurs financières s’appellent securities).

 

Tout le monde sait bien que l’argent ne fait pas le bonheur, et pourtant on reste  fasciné (chacun d’entre nous n’a-t-il jamais feuilleté tel magazine, rêvé devant telle voiture, hôtel particulier, palace, villa en bord de mer, séjour dans les îles etc …) par la vie des stars (en général épouvantable, en fait, cf. Lady D, la plus malheureuse, cf. Edouard Stern etc …).

 

Le progrès n’est-il pas vu comme l’accès du plus grand nombre aux « libertés » matérielles ? Alors on classera par PIB, en oubliant les taux de suicide – des jeunes … et des moins jeunes – de drogue, de divorce, d’avortement, de tranquillisants … (Et pourtant, c’est l’Esprit qui rend libre, et non la Chair). La performance n’est mesurée qu’en terme de P&L. Qu’entend-on par ces expressions : « elle a bien réussi », « il gagne bien sa vie » …

 

Parler d’argent, dans certains milieux bien-pensants, serait mal élevé (pourquoi ? quelles peurs/hontes si j’en ai ‘trop’ ou ‘trop peu’ ?). On peut identifier un certain nombre de peurs qui risquent de conduire à des comportements de péché.

 

+ Peur de manquer quand on n’a pas, peur de perdre quand on a … (deux exemples dans l’Evangile : La Veuve, Zachée …)

=> l’égoïsme, la cupidité, l’avarice « Qui aime l’argent ne sera jamais rassasié » Ecclesiaste 5,9),

 

+ Peur d’être jugé

=> la vanité, les dépenses somptuaires, (fashion victims, culture pub),

 

+ Peur d’être exclu (cf. les chômeurs mais cela ne concerne pas qu’eux :  signes d’appartenance à un milieu – opéra, golf, club, voitures, quartier, vêtements –  petit exemple pratique : comment je regarde les bagues de fiançailles ???), de ne pas pouvoir faire

=> l’autoritarisme, le mépris (quels sentiments passent en nous quand, dans un magasin ou un café « Il m’a pris pour un serveur » ?).

 

Conséquences du péché :

 

+ Sur le pécheur (aveuglement : tout est instrumentalisé à sa fin : l’argent)

 

+ Structures injustes (e.g. culture de cupidité dans une entreprise : abandonner son idéal ou se laisser exclure ? Si l’on choisit de « remonter le courant », il faut l’aide des autres et du Seigneur).

 

+ Pertes économiques (capital humain personnel et social, écologique, économique etc …)

 

La JALOUSIE et l’ENVIE (CEC 2538-2540). En fait l’argent va être notre maître, et nous serons en esclavage. Exemple : les revues de luxe (« How to spend it ? »), les vitrines des agences immobilières ou des joailliers etc … La prudence nous montre où ne pas entrer dans une tentation qui conduirait à la tristesse. A chacun de voir en fonction de son tempérament.

 

2)      L’Ecriture et l’argent

 

Quelle façon de lire l’Ecriture ???

Comme un appel à la conversion toujours nouveau … ou comme une justification de nos certitudes (dans un sens ou un autre) ???

 

a.       L’Ancien Testament

 

                                                               i.      Le Jardin d’Eden («c’était le bon temps » : prospérité sans conflit … nostalgie à l’origine des idéologies : le retrouver par des structures, alors qu’il s’agit de changer mon cœur)

                                                             ii.      Certes, l’argent est une bénédiction (l’Alliance : amitié de Dieu et abondance = besoins d’une vie digne, sous condition de fidélité)

 

                                                            iii.      Mais l’argent est en fait un signe parmi d’autres de la bénédiction : Job …, les riches malhonnêtes …, et la sécurité vient de la fidélité, non de la thésaurisation (cf. la traversée du Désert, cf. le veau d’or) et la construction se fait sur Dieu.

 

                                                           iv.      Le conseil rabbinique : donner entre 10 % (sinon vol) et 20 % (sinon irresponsabilité). Le shabbat, l’étude de la Parole.

 

b.      Jésus

 

Pourquoi le Christ parle-t-il tant d’argent ? L’argent dit-il quelque chose de fondamental sur Dieu ? Faut-il mépriser l’argent ? L’argent est-il Mammon ?

 

                                                              i.      Ce qu’il a vécu

Jésus était-il riche ou pauvre ? (La crèche, les cadeaux de roi, la vie à Nazareth, la fonction de charpentier, l’appel de Lévi/Matthieu un homme d’argent, la bourse commune, l’impôts et les taxes sont payés, l’aide des femmes aisées, les amis riches – Simon, Nicodème, Joseph, « untel », Lazare – le parfum répandu, les amis riches …)

 

                                                            ii.      Ce qu’il a dit

 

Jésus a BEAUCOUP parlé d’argent.

 

+ Jésus nous libère de l’angoisse (regardez les Lys, cherchez d’abord le Royaume, demain se souciera de lui-même, l’appât des richesses et les soucis du monde étouffent la parole) et de nos richesses (dans les deux cas, il nous est proposé un véritable un acte de foi). Accumulez-vous des richesses au Ciel (où il n’y a ni rouille ni vermine). Vendez et donnez. Lc 16. A quoi sert à l’homme de gagner le monde ? (Lc 9) Le jeune homme riche « une seule chose te MANQUE » - avec Jésus, c’est toujours un « plus » -. Le riche et Lazare (il n’est pas écrit que le riche n’était ni honnête ni irréligieux : attention à nous : ouvrons les yeux !!!). Nul ne peut servir deux maîtres (attention à une interprétation manichéenne où l’argent serait le diable. Ici il nous est indiqué que l’argent sans Dieu est un esclavagiste. En effet rappelons-nous qu’il n’y a rien d’extérieur à l’homme qui puisse le rendre impur (Mc 7 15-23)). Il est plus facile à un chameau de passer par le chas d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le Royaume … mais Jésus continue en soulignant que ce qui est impossible à l’homme est possible à Dieu.

 

+ L’argent doit être bien gagné et bien utilisé

Faites-vous des amis avec le malhonnête argent (mais dans le concret, sont-ce des amis ???), la parabole des talents, le bon samaritain, les ouvriers de la dernières heures nous remettent en perspective : Jésus ne parle pas d’argent qu’en terme de danger, mais aussi de potentiel, de responsabilité. Rendre à César : ne pas confondre (là où est ton trésor … alors peut-on éviter de mettre notre argent dans notre trésor ?).

 

Vous êtes des grands garçons : « qui m’a fait juge de vos partages » ?

 

c.       Les premiers chrétiens

 

Quelques citations, en vrac :

 « Nul parmi eux n’étaient indigent » Ac 4 (32-35). Ananie et sa femme Sapphire : il n’y a pas de ½ mesure. « Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus ». « Il n’est pas question de vous mettre dans la gêne pour procurer aux autres l’aisance, mais plutôt d’établir l’équité ». (2 Co 8). « Usant des biens comme n’en usant pas » (I Co 7, 31). « La racine de tous les maux c’est l’AMOUR de l’argent » (1 Ti 6-10)

 

d.      Les pères de l’Eglise et les saints

 

(Basile de Césarée, Grégoire de Nysse, Jean Chrysostome, Grégoire le Grand, Augustin, Isidore de Séville etc …) Claude La Colombière. Les Pères et les Saints sont souvent très radicaux dans leur parole, réagissant alors au scandale de l’incohérence et du contre témoignage des riches chrétiens indifférents à la misère. L’Eglise a cependant donné en exemple de nombreux riches soulageant de leurs propres biens, peines et souvent réputation et santé les misères.

 

3)      Moi et l’argent

 

a.       L’argent et le désir

 

Désir de dépenser et donner sans compter (« comme Dieu ?)

 

ð     convertir nos désirs d’argent en désirs de générosité eucharistique (c'est-à-dire se donner jusqu’au bout … mais sans moyen : cf. les tentations au désert).

ð     Argent = sécurité (tromperie). Certes, ici, on sait bien que l’argent n’est pas la vie éternelle … mais … (on dort mieux quand on est propriétaire)

ð     Qu’as-tu donc que tu n’aies reçu ? (I cor 4 7)

 

b.      L’argent de mauvais maître à bon serviteur

 

·        Argent outil

 

Il faut un jour décider de gagner de l’argent. La richesse n’est pas un péché …

Mère Térésa et le PDG : « non ne vendez pas tout, il faut des patrons qui fassent vivre des familles qui puissent donner des saints ! ». Dieu veut que tous les hommes soient sauvés : LES RICHES AUSSI. L’argent est un excellent moyen pour soulager la misère (« les pauvres, vous en aurez toujours »), esclavage de la subsistance, cf. le développement par les monastères. MAIS le monde nous présente l’argent comme LE moyen efficace pour tout (notre salut?!!!).

 

Ce n’est pas la puissance de Dieu qui concurrence l’argent, mais sa faiblesse.

 

Avec l’argent, je peux éteindre une dette, je suis quitte. INDEPENDANT. « Fait payer jusqu’au dernier centime » (le débiteur impitoyable, Mt 18-24) v/s Notre Père.

 

L’argent est fait pour être utilisé !!! Peut-être un budget nous permettra-t-il d’apprivoiser l’argent ? Au soir de la vie, nous serons jugés sur l’amour … comment avons-nous aimé avec TOUT ce qui nous as été confié (y compris les moyens matériels …) ?

 

Cette responsabilité s’exerce de manière évidente dans les grandes choses (grandes masses budgétaires d’un état, d’une collectivité, d’une église, d’un foyer), mais aussi dans les petites choses. Par exemple, si on ne peut pas refuser de payer un impôt (même si une part est injuste e.g. l’avortement), sommes-nous sûrs que nous ne finançons pas ce qui favorise la culture de mort (e.g. redevance TV, abonnements aux journaux complices etc …)

 

Ca me fait toujours tout drôle de voir les mêmes regretter vivement les défaillances ou crimes de notre temps, et financer par leur consommation, par exemple, tel cinéaste banalisant les pratiques douteuses. Quand bien même serait-il un « grand » cinéaste il faut bien étudier quelle grandeur vénérons-nous alors ??? Tout n’est pas toujours simple mais souvent on se leurre en se donnant bonne conscience : « Mais tout de même, il devait bien y avoir de très grands gladiateurs aussi. »...

 

Avec une liberté nouvelle, nous allons grandir en délicatesse, attention aux autres, disponibilité, « sécurité » intérieure (pas besoin « d’assurer ») car en vérité.

 

·        Argent partage

 

1) Se donner passe par donner de son argent.

On entend souvent des choses du style « ce qui est important, c’est l’intention », ou « ce qui compte, c’est de ne pas être attaché »  etc … En fait, ce qui compte c’est la somme donnée (c’est avec elle que le pauvre sera soulagé), le détachement se vit en donnant réellement. (Exemple de mon ami R qui passe d’un temps partiel à un temps plein et va donner la différence : ça lui fait plus mal que de donner son temps …). (Exemple du père Lamy et de la Ste Vierge, à propos d’une riche paroissienne qui avait ‘le portefeuille à la place du cœur’ : « Elle a beaucoup donné, je lui donnerai beaucoup »).

 

Critères de choix d’organismes  par qui donner : faibles frais de fonctionnement, développement réel (donc intégral de la personne, cf bulletin paroisse City).

 

« Ce n’est pas de ton bien que tu fais largesse aux pauvres, tu lui rends ce qui lui appartient … la terre est donnée à tout le monde, et pas simplement aux riches » St Ambroise

 

Soyons modestes : ce n’est pas parce que cela nous coûterait beaucoup que le geste serait héroïque : ce n’est souvent que justice !!! On aurait tendance à dire qu’ils sont prophétiques, sous entendu : donc pas pour nous ? Mais il faut voir comment Jésus réagissait à ceux qu’il accusait de ne pas écouter les prophètes !

 

2) Mais évidemment ce n’est pas tout.

Que ta main droite ignore ce que fait ta main gauche.

Quand je donnerais tout mon argent, si je n’ai pas la charité  …

 

c.       La pauvreté … la simplicité ?

 

Dire que nous sommes appelés à une pauvreté de vie passe moins bien que simplicité… et pourtant … HEUREUX LES PAUVRES.

 

L’Eglise parle de l’OPTION PREFERENTIELLE DES PAUVRES.

 

Il est bien clair qu’il s’agit d’éviter le discours du style : « vous êtes pauvre ? Comme vous avez de la chance … ». La blessure de la misère est un mal terrible (cf. aujourd’hui, dans notre culture occidentale, les coupeurs de cane à sucre, les immigrés en situation irrégulière, les mineurs etc …). Le fait de ne pas avoir n’est pas un mal en soi, c’est le fait de ne pas avoir au point de ne pouvoir « être ». C’est toute la différence entre misère subie et pauvreté choisie

 

ATTENTION donc à ne pas simplement viser la pauvreté spirituelle et alors évacuer l’appel à la pauvreté matérielle. Saint François nous rappelle que chacun va mourir nu sur la terre nue : au terme de notre vie nous devrons avoir tout lâché, comme pour le reste, c’est un exercice « On ne montera pas au Ciel avec … » .Nous sommes à une génération où les mots pénitence/jeûne/ascèse sont recouverts d’une poussière suspecte ... Qu’est-ce que veut dire pour moi « vends tous tes biens » ???

 

Tout lâcher n’est pas se débarrasser de tout : éviter la raideur de l’interdit … sans tomber dans la raideur de la justification !

 

Exemple : fils d’un Directeur Général, qui à 15 ans accusait son père de radinerie parce qu’il ne pouvait avoir le même train de vie que ses relations. Le père lui montre les souches de chèques aux Œuvres. C’est là qu’est née la vocation sacerdotale du fils.

 

Exemple d’un style d’éducation : « Il n’y a pas de raison que tu aies plus que les enfants des autres » … (un vélo et pas une mob’ pour faire les 10 km de trajet école)

 

Exemples concrets : Le portail du jardin, une lampe dans le salon qui manque, une paire de chaussure jamais achetée, une option d’une voiture pas prise, aller à l’école à pied …

 

Identifier des obligations … qui n’en sont peut-être pas :

 

Exemple « On ne peut pas être heureux si on n’a pas de maison pour recevoir ses enfants » (voir St Joseph et Marie sur le point d’accoucher), ou « je DOIS entretenir le domaine familial reçu en héritage » (ah bon, C’est où dans les Evangiles ???) « Il faut être propriétaire pour ses vieux jours », « Il faut pouvoir payer HEC à chacun de ses enfants ».

 

Identifier le relativisme (puisque « de toute manière on ne peut pas vivre comme les miséreux »):

« J’ai les moyens, donc je fais » (cf voyage de luxe dangereux dans le désert)

Eviter l’étalement scandaleux (voiture de luxe, vêtements, bijoux en public etc …)

 

On se rend évidemment compte que la relation à l’argent entraîne plein de questions qui nécessitent un discernement personnel.

-         Prière

-         Raison

-         Education – tradition - milieu – expérience perso – étude de la doctrine sociale

-         ACTION DE DIEU (on a souvent tendance à l’oublier … mais Il intervient réellement quand Il sait être invité).

 

« TU AS DU PRIX À MES YEUX, ET MOI JE T’AIME ».Voilà ce que nous dit le Seigneur à chacun de nous. La valeur de chaque personne humaine et non la valeur des richesses futiles et de l’argent menteur, voilà la clé qui nous est donné pour nous aider à discerner dans une vraie liberté par rapport à l’argent.

Car « Il comble de bien les affamés, renvoie les riches les mains vides. » nous le rappelle la Vierge Marie en chantant le Magnificat

Et la prière des psaumes nous montre où est l’essentiel : « J’ai demandé une chose au Seigneur, LA SEULE QUE JE CHERCHE, habiter la maison du Seigneur pour la durée de ma vie. Ta Loi fait mes délices. »

 

Back ] Home ] Next ]        Contact